Franchise totale, fous toi d'moi va.
Je suis fatiguée ! Oh, le bel article, il commence avec une superbe plainte... Non, restez, vous verrez bien si la suite vous importune ou pas.
Alors, oui, Marine est gentille, Marine est drôle, Marine fait bonne figure, Marine semble toujours aller bien mais Marine va mal...
Je conçois ce que genre de chose soit pénible, voire difficilement audible par mon entourage, aussi, j'ai pris une décision. Je ne me plaindrai plus, ne répondrai plus « Bof » ou « Non. » à d'étranges « Ça va ? », questions de circonstance plus que témoignage d'un intérêt quelconque, je garderai les choses pour moi. J'ai aussi décidé de ne plus parler de ma vie à qui que ce soit... Sauf si...
No limit ? Si, il y en aura toujours. S'il m'arrivait d'écrire tout ce que je pensais, je n'aurais plus d'amis... Être franc complètement ce n'est pas possible.
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Je réfléchissais à ça dans le bus tout à l'heure. Il m'est désormais tellement facile de laisser mon esprit aller au gré des sinuosités taquines de l'asphalte... Parfois, il m'arrive d'oublier jusqu'au piaillement incessant des gens autour de moi et qu'en temps normal, j'aurais eu grand plaisir à alimenter, gênant ainsi d'autres rêveurs tels que moi. [Vous savez, ces gens absorbés par un paysage qu'ils ont déjà vu des centaines de fois depuis qu'ils prennent cette ligne de bus. Ces gens pour qui cette observation semble être un renouveau perpétuel et captivant que rien, ou si peu pourrait briser... A quoi pensent-ils ? La réponse est simple... A eux. Eux et tout ce qui touche ce "Eux" substitutif.] J'ai souvent oublié le ronron nonchalant du moteur et les appels criards dans les talkie-walkies du chauffeur, les toux grasses des « grippés de seconde classe », les plissements des tissus, les touches sèches des portables qui grincent aussi... Au profit d'une simple chose.
L'amouuuur ! *___*
[...]
Où en étais-je ? Au bus. Ces trente minutes de répit m'ont permis de faire un rapide point sur la journée avant de m'atrophier le cerveau.
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L. est venue me voir ce matin et je crois que je l'en remercierai un bon bout de temps sans qu'elle le sache.
« Marine, est-ce que tu veux toujours changer d'option ? Je vais aller en musique cet aprem', j'arrête le japonais. »
Et dire que j'avais oublié. Quitter l'option Arts Plastiques pour Musique. Mais quel rêve ! Sur un coup de tête, sans réfléchir, sans me poser davantage de questions, j'ai accepté et j'ai suivi L. Adieu Mme B et les horribles sujets tout pourris ! J'ai découvert un univers différent. La seule chose qui m'aurait poussée à garder l'option : mes amies de 1L2...
Je suis en classe avec des garçons que j'aime bien voire beaucoup dans la mesure où je commence à m'y attacher, grâce à K. sans doute. Le prof est drôle, intéressant et clair lorsqu'il explique. Il nous a dit que nous étions comme "une grande famille". L. et moi, nous venons d'être adoptées et j'espère qu'on sera acceptées en tant que musiciennes parmi ces gens qui ont l'option depuis deux ans déjà.
Le midi, nous avons aussi intégré l'atelier d'écriture de Mme H. Quelle femme ! Je crois que c'est la plus intéressante des enseignantes qu'il nous ait été donné d'écouter. C'est bien grâce à elle que j'ai réussi mon bac de français. Elle a présenté son projet avec tellement de douceur, de délicatesse et d'humilité que même si ça ne me plaisait pas, j'aurais rejoint le petit groupe que nous formons à présent : « Littérature et Cuisine ». Il y a L., S., K., Moi et deux garçons que j'ai déjà entrevus l'année dernière. Des premières sans doute. Les activités n'ont pas vraiment commencé aussi, je ne peux en parler comme je le voudrais. J'y reviendrais dans quelques semaines...
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Suite à ma virée onirique en bus, je suis rentrée chez moi, la tête pleine de rêves et d'espoirs. Sur le bar, une petite enveloppe rose imprimée Pucca m'attendait sagement rangée entre les factures et le rappel de la bibliothèque.
Elle m'a donné le sourire pour le reste de la soirée. Cette douceur enfantine transcrite à l'encre mauve sur une petite carte postale rouge est si agréable. Savoir qu'on est appréciée est un réel plaisir. Je lui ai écrit en retour, j'attends de finaliser la lettre et de l'envoyer... Moi aussi j'ai mis des couleurs cette fois.
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J'ai tenté de me mettre au boulot... Je n'y arrive pas. Je pense à bidule là et ça brouille mes connexions synaptiques. Rien n'entre, rien ne passe, rien n'est accessible à part son image floue, fugace qui s'amuse à me taquiner sans cesse. Je dois avoir un vrai pète au casque : c'est pas permis de se ruiner le moral avec quelque chose qui devrait être si jouissif... Cette mélancolie me pousse à chercher des informations à méditer. Je m'impose de la souffrance... et j'aime bien ça.
Ma curiosité malsaine fut entièrement satisfaite, aux dépends du bien-être de mon cœur...
[...]
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[Une photo prise cet été d'un ami d'1m95 xD.]
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Ah, puis ça me gonfle, je n'utilise plus tellement Yvette, vu que Jacques est aussi lent qu'un escargot sur the 66 Road...
J'ai l'impression d'avoir dépensé 65€ pour rien... Mais s'il n'y avait que ça...
Mais la nous en sommes aux pensées les plus matérielles... J'ai fini de m'apitoyer. *soupir*
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La phrase du jour !
R. se posait des questions typiquement féminines sur la façon d'aborder un garçon qui lui plaisait et bien, Doudou a été assez incroyable, dans la mesure où il ne parle jamais. Ses mots, pris au sens premiers, c'est à dire, sans réflexion, sans démonstration des failles de la thèse, ont eu un effet bizarre sur moi.
- Dis, si une fille venait te voir parce qu'elle te trouve mignon et qu'elle aimerait faire ta connaissance, qu'est-ce que tu en penses ? Qu'est-ce que ça te fait ?
- Ça nous fait plaisir ! Comme ça on a pas à le faire...
*applaudissements*
- Puis, nous, on attend que ça... a t-il conclut.
Si c'était aussi simple... *rire*
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[...] = Passage supprimé.
